Manon COGNARD, le féminin à l'état pur

La passion du handball se vit au masculin et au féminin au HBC Livry-Gargan. En voici la preuve avec cette interview de Manon COGNARD, une mordue de hand comme on les aime si bien.

Peux-tu te présenter s’il te plait ?
Je m’appelle Manon Cognard, j’ai 18 ans j’habite à Livry-Gargan. Je joue au club de Livry-Gargan depuis que j’ai 6ans et je suis arbitre depuis que j’ai 13ans.
J’ai choisi le handball comme sport car j’aime le sport collectif, le contact et la course.
 
Que représente le handball pour toi ?
Le handball pour moi, c’est une vie, une passion, une drogue. J’ai toujours envie de participer à une activité liée au handball. Le fait d’être dans les tribunes et de regarder le match me procure une sensation de suspens, de joie et de tristesse parfois en même temps. Je suis tellement dépendante que même une blessure ne m’empêcherait ni de jouer ni d’arbitrer. Je ne peux pas imaginer ma vie sans le handball.
 
Penses-tu que le handball féminin doit être plus développé ? Pourquoi ?
OUI je pense que le handball féminin doit être développé, surtout à la télévision, car c’est un jeu différent de celui des hommes.
Nous ne pouvons que rarement voir des matches de handball homme a la télévision sauf si nous avons les chaînes comme BEIN SPORTS… donc du féminin c’est impossible d’en voir même pendant les coupes du monde par exemple. Pourtant le handball est un sport de plus en plus connu grâce à nos Experts ! Malgré cela, le handball féminin n’est encore que très peu connu par le grand public.
 
Tu es arbitre officielle régionale. Est-ce que tu penses qu’être arbitre pour une fille est plus difficile que pour un garçon ?
Etant arbitre féminin avec un binôme masculin, je peux déjà dire que tout le monde ne peut pas être arbitre. Il faut aimer faire respecter des règles en étant aussi respectueux envers les autres ; il faut aimer, je dirais même adorer, le handball et être avant tout joueur de handball puisque l’expérience de joueur permet en tant qu’arbitre d’avoir une autre vision du jeu. Le fait d’être arbitre me permet de vaincre ma timidité, de m’affirmer en tant que femme arbitre car, étant arbitre dans le 93, il faut savoir se faire respecter, que ce soit par les joueurs ou par les coaches. Pour moi, qu’on soit une fille ou un garçon arbitre, tant qu’on a les compétences il n’y a pas de différences. Néanmoins, en fonction des matches, être un garçon ou une fille arbitre peut être avantageux.
 
Que peux-tu dire sur la formation que tu as reçue au club de Livry-Gargan, aussi bien en tant que joueuse qu’en tant qu’arbitre ?
En ce qui concerne la formation arbitre au club de Livry-Gargan, je l’ai connue dès mes 13 ans. Nous avons des formateurs très compétents, pédagogiques, qui sont à l’écoute et toujours là pour nous aider et nous faire progresser. Grâce aux formateurs comme Olivier Boudon et Christophe Mercier, j’ai pu acquérir des connaissances et des compétences qui m’ont permis maintenant d’atteindre le niveau auquel je suis actuellement (Pôle régional d’arbitrage de la Ligue Île de France Est).
J’ai débuté le jeu en école de hand, dans une équipe mixte jusqu’en -12 puis je suis passée en -14F. A partir de là, mon jeu en tant que fille à Livry-Gargan n’était pas terrible car dans ce club, le féminin n’est pas assez mis en avant ; j’ai dû souvent être surclassée puis redescendre au niveau en dessous. Ça m’a empêché de progresser, ça m'a freiné sur ma progression.
Ce n’est que cette année que j’ai pu atteindre une équipe au niveau supérieur au mien qui me fait revivre le jeu, qui me fait progresser, qui me redonne le plaisir de jouer pour gagner.


Rejoignez nous sur Facebook